Ce que montrent les chiffres du 30 octobre 2026
A la séance du 30 octobre 2026, la BRVM compte 48 sociétés cotées. Parmi elles, 47 disposent d'un an d'historique de cours suffisant pour calculer une variation sur douze mois. C'est sur cet ensemble de 47 valeurs que portent les comparaisons de hausse et de baisse.
Sur ces 47 sociétés, 6 affichent une variation négative sur un an et 41 une variation positive. La question de savoir si l'on peut perdre de l'argent à la BRVM trouve ici une première réponse chiffrée : oui, c'est arrivé à une minorité de titres sur la période observée, pas à la majorité.
Parmi les 6 valeurs en baisse, 3 reculent d'au moins 20 % sur un an. La variation médiane de l'ensemble des 47 sociétés ressort à +51,30 %, ce qui signifie qu'une moitié des titres a fait mieux que ce chiffre et l'autre moitié moins bien, en comptant aussi bien les hausses que les baisses dans ce classement.
Les cinq plus fortes baisses et les cinq plus fortes hausses sur un an
Les plus fortes baisses sur un an concernent des secteurs variés. CFAO MOTORS COTE D'IVOIRE (CFAC), classée en consommation discrétionnaire, recule de -43,89 %. FILTISAC COTE D'IVOIRE (FTSC), du secteur industriels, perd -30,96 %. TRACTAFRIC MOTORS COTE D'IVOIRE (PRSC), également en consommation discrétionnaire, cède -21,65 %.
Deux valeurs de consommation de base complètent ce classement des baisses : PALM COTE D'IVOIRE (PALC) recule de -14,12 % et NESTLE COTE D'IVOIRE (NTLC) de -12,13 %. Ces deux dernières ne figurent pas parmi les baisses d'au moins 20 %, mais restent dans le groupe des 6 valeurs en recul sur un an.
A l'autre extrémité du classement, CORIS BANK INTERNATIONAL BURKINA FASO (CBIBF), dans les services financiers, affiche la plus forte progression avec +219,16 %. NEI-CEDA COTE D'IVOIRE (NEIC), en consommation discrétionnaire, suit avec +197,40 %, devant ECOBANK TRANSNATIONAL INCORPORATED TOGO (ETIT) à +186,36 %, également dans les services financiers.
ERIUM CI, ex AIR LIQUIDE COTE D'IVOIRE (SIVC), du secteur industriels, gagne +142,14 % et SICOR COTE D'IVOIRE (SICC), en consommation de base, +140,00 %. L'écart entre la plus forte hausse et la plus forte baisse de l'année illustre la dispersion des parcours individuels au sein d'une même cote.
L'indice BRVM Composite peut aussi reculer, parfois durablement
Au-delà des titres pris un par un, l'indice BRVM Composite, qui existe depuis le 2 janvier 2007, a lui-même connu une période de baisse marquée. Depuis son sommet de 320,30 atteint le 22 avril 2016, il a chuté jusqu'à un creux de 122,19 le 26 octobre 2020, soit une baisse de -61,85 % entre ces deux dates.
Cette séquence montre qu'une perte de valeur sur l'indice global, et pas seulement sur une action isolée, a été observée dans le passé de la BRVM, sur une durée de plusieurs années entre le sommet et le creux.
L'indice a été observé sur 18 années civiles, de 2008 à 2025. Il a terminé l'année en baisse lors de 8 de ces années : en 2008 (-10,67 %), 2009 (-25,89 %), 2011 (-12,71 %), 2016 (-3,87 %), 2017 (-16,81 %), 2018 (-29,14 %), 2019 (-7,55 %) et 2020 (-8,71 %). Les autres années de la période, dont 2013 (+39,28 %), 2021 (+39,15 %) et 2024 (+28,89 %), se sont closes en hausse.
Les années les plus récentes, 2022 (+0,46 %), 2023 (+5,38 %) et 2025 (+25,26 %), prolongent une série de progressions après le creux de 2020. Mais le compte des 8 années en baisse sur les 18 années observées rappelle qu'une année négative n'a rien d'exceptionnel pour l'indice dans son histoire depuis 2007.
Ce que ces chiffres ne permettent pas de conclure
Toutes les variations citées ici portent uniquement sur le cours de bourse, sans tenir compte des dividendes versés par les sociétés. Un titre en baisse de cours a pu, ou non, verser un dividende sur la période, ce que ces chiffres seuls ne montrent pas.
Ces variations sont passées. Elles ne permettent de tirer aucune conclusion sur ce qui se passera dans les années à venir, ni pour l'indice BRVM Composite ni pour une société cotée en particulier.
Enfin, ces chiffres décrivent l'ensemble de la cote ou des indices, pas la situation d'un épargnant donné. Le résultat réel d'un investisseur dépend de ses dates d'achat et de vente, de la composition de son portefeuille et des dividendes perçus, autant d'éléments absents de ces statistiques globales.
Ce que ces chiffres ne prouvent pas
Les variations présentées sont passées et portent sur le cours seul, dividendes non compris ; elles ne disent rien des années à venir ni de la situation d'un épargnant donné.
Méthode et sources
- Variation sur un an : dernière clôture rapportée à la clôture d'il y a un an, pour chaque société ayant cet historique, à la séance du 30 octobre 2026.
- Les dividendes versés pendant l'année ne sont pas comptés : la variation est celle du cours seul.
- Le BRVM Composite est lu sur tout l'historique de clôtures de la base ; une année civile va de la dernière clôture d'une année à celle de la suivante.
- Aucun chiffre de ce dossier n'est estimé : ils viennent tous de la base du Screener BRVM, arrêtée à la date indiquée.